Newsletter de mai 2026.

Nouvelle communication, nouveau format

Mon manuscrit est entre les mains de mes bêta-lecteurs privilégiés, que sont mon chéri et ma maman. Avec l’aide de Katia de Business Link, je profite de ce temps pour repenser entièrement ma communication. Un travail fastidieux, qui peut être aussi amusant que challengeant.

Le côté amusant ? Repenser ma manière d’échanger avec vous, imaginer de nouveaux contenus. J’ai envie de vous parler d’écriture et de lecture, bien sûr. De comment j’articule mes passions littéraires avec ma vie de jeune maman, avec ma pratique hebdomadaire du football. Des joies, des frustrations, des enjeux, des évolutions que tout cela génère. J’ai envie de vous parler du monde du livre. Un monde aux facettes fascinantes, en perpétuelle mutation. J’ai envie de défendre tous les acteurs indépendants de la chaîne, à commencer par les éditeurs et les libraires. Je suis profondément optimiste, il le faut quand on est passionnée.

Le côté challengeant ? Combattre mon fichu syndrome de l’imposteur, celui qui m’empêche de me sentir légitime à vous parler de mon travail, celui qui me rend timide quand il s’agit de parler de mes écrits. J’ai envie de parler de ma trilogie (Les Sultanats du désert aux éditions Forgotten Dreams) avec fierté, car ce sont des heures de travail acharné, ce sont des larmes, ce sont des personnes qui m’ont soutenue, ce sont des épreuves et des victoires.

Dans les semaines et les mois à venir, je vous réserve des surprises ! Bien accompagnée, je vais repenser mon site Internet (actuellement en chantier ; je galère complètement, je m’énerve car ça ne va pas comme je veux ni aussi vite que je le souhaiterais, je préférerais écrire et lire, et voilà, bim, premières frustrations à gérer!). Sur Instagram, je continuerai à vous partager mes coup de cœur, et j’aimerais publier du contenu sur TikTok (oui oui, j’ai un compte TikTok, mais je n’ai pas les codes de ce réseau social, je me sens ridicule dès que je tourne une vidéo, alors il va falloir m’armer de patience et de bienveillance pour l’alimenter… Bim, deuxième vague de frustrations à gérer!). Avec Katia, on vous concocte des surprises pour la suite de la saga (les idées fusent : des goodies, des jeux-concours, mes inspirations, et j’en passe).


Le Festival du Livre de Paris

L’an passé, je présentais pour la première fois le Livre I des Sultanats du Désert au Festival du Livre de Paris. C’était le 11 avril 2025, j’avais accouché de ma fille le 4 avril. Quentin m’avait annoncé quelques mois auparavant que j’étais dans la programmation d’une table ronde, et jusqu’au dernier moment je n’étais pas sûre de pouvoir y participer. L’accouchement s’est bien passé, mon chéri a pris soin de notre puce pendant mon déplacement, et mes parents ont pris soin de moi en m’accompagnant (seule, je n’y serais pas arrivée). J’étais dans un état second, cotonneux. Le bonheur et l’excitation des deux événements – la naissance de ma fille, ma participation au Festival – se mélangeaient, tournoyaient. Les hormones et la fatigue ont occulté le stress que j’aurais normalement ressenti pour une telle occasion. En prenant le train pour Paris, je quittais pour la première fois ma fille, elle qui avait été dans mon ventre pendant neuf mois, et dont j’avais pris soin vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis le 4 avril. Encore aujourd’hui, quand j’y repense, je me souviens d’un moment suspendu, hors du temps.

Cette année, je suis retournée au Festival du Livre de Paris, car mon éditeur animait à nouveau un stand au Grand Palais. Pas de table ronde cette fois, mais une heure de dédicaces le vendredi, des retrouvailles et des rencontres. Mon chéri et ma fille m’ont accompagnée. Nouvelle dose d’émotions fortes. Alma a crapahuté partout, à quatre pattes. C’était merveilleux de l’avoir avec moi (elle avait même son bracelet « Auteur » rien que pour elle…), mais c’était intense et fatigant ; on n’est pas de trop, à deux, quand on s’occupe d’une petite puce d’un an.

J’ai dédicacé mon roman à de futures lectrices. J’ai retrouvé… Ma chère Marjorie, amie et professionnelle du livre dont je vous invite à suivre le travail. Mon éditeur, Quentin Gassiat (qui a assuré comme une machine tout le week-end), et mes collègues de la maison Forgotten Dreams, Julie Atlan-Wagner, Nathalie Cirac, Jérôme Rasto (qui a réalisé un magnifique dessin pour notre puce en première page de Tristan et Yseult) et enfin Ariane la nouvelle arrivée dans la famille (qui m’a dédicacé mon exemplaire des Abeilles bleues).


Le soutien aux indépendants

Face à la mainmise effrayante et exponentielle sur le secteur du livre par un certain B. qui ne mérite pas d’être cité dans cette newsletter, nous devons résister. La machine est monstrueuse, nous sommes David contre Goliath, mais nous avons des moyens. En commençant par cibler les indépendants ! Librairies indépendantes et maisons d’éditions indépendantes ont plus que jamais besoin que nous soyons au rendez-vous : ils vont mal, nous pouvons les soutenir financièrement et humainement. En achetant chez eux. En parlant d’eux. En mettant en avant le travail merveilleux qu’ils font au quotidien. Ils sont épuisés, à bout de souffle pour certains, usés par une conjoncture économique qui ne cesse de s’empirer, par un monde du livre vampirisé par des intérêts privés. Gardons en tête qu’ils prennent soin de lieux de vie primordiaux pour nos sociétés. Acheter indépendant, c’est un acte militant ! Et comme tout acte militant, il faut accepter quelques règles : la frustration si le livre recherché n’est pas en rayon, la patience et l’acceptation des délais de livraison (qui peuvent parfois être de plusieurs semaines, mais quel bonheur ensuite quand on reçoit l’ouvrage tant attendu).

Pour aider les auteur.ices à percer face au flot incessant de nouveautés… Il suffit de parler de leurs livres, tout simplement ! Aux ami.e.s (lecteur.ices ou pas), aux collègues. Et pourquoi pas l’offrir en cadeau ? Personnellement, j’adore recevoir des livres : je trouve que c’est un cadeau particulièrement intime, car on met un peu de soi dedans. Les réseaux sociaux sont également un puissant levier de résistance face à la standardisation culturelle que nous proposent les grandes maisons d’édition détenues par B. En laissant une note et un commentaire sur les plateformes comme Babelio, Gleeph ou Booknode, en publiant des chroniques sur Bookstagram ou BookTok, nous assurons une diversité des points de vue.

Les notes et les avis améliorent le référencement ; c’est un énorme coup de pouce. Alors si vous avez aimé le premier tome de ma trilogie, par ici 👇…


La musique pour s’émanciper et lutter

Avec les éditions Zulma, c’est une relation d’amour qui se pérennise. Lorsque j’ai repéré leur stand au Festival du Livre de Paris, avec leurs couvertures colorées emblématiques, je n’ai pas pu m’empêcher de m’approcher… et de repartir les mains pleines !

J’ai récemment découvert grâce à eux deux romans magnifiques, et ainsi, deux autrices brillantes. Marie Vieux-Chauvet était une écrivaine engagée. Elle a dû fuir son pays Haïti car ses écrits, jugés subversifs, l’ont mise en danger ainsi que sa famille. Dans La danse sur le volcan, elle met en scène Minette, une jeune chanteuse talentueuse dont la soif de justice jamais ne se tarit. Dawnie Walton, journaliste et autrice états-unienne contemporaine, signe quant à elle un premier roman ambitieux, sous la forme d’entretiens retranscrits. Dans Le dernier revival d’Opal & Nev, elle nous embarque dans le monde pailleté et impitoyable du rock’n’roll et nous montre que les fractures sociétales imprègnent même le monde de l’art.

La musique et le racisme systémique sont au cœur de ces deux romans, mais avant tout, ce que Marie Vieux-Chauvet et Dawnie Walton ont créé, ce sont des héroïnes ambitieuses et valeureuses. Inoubliables.


Ce format de newsletter vous plaît ? N’hésitez pas à y répondre en commentaire. Je vous souhaite un mois de juin ensoleillé et joyeux 🌞. Spoiler pour la prochaine newsletter : la coupe du monde masculine va bientôt commencer, je vous parlerai forcément de foot (mais pas que, évidemment).


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